Comprendre pour mieux agir : la fresque du climat et de l’économie circulaire

Parmi les exercices méthodologiques de l’Assemblée, l’un des enjeux est d’évaluer et de renforcer les connaissances du groupe. C’est dans cette logique que les participantes et participants ont été invités à explorer le lien entre changements climatiques et consommation à travers la Fresque du climat et de l’économie circulaire, un outil pédagogique basé sur les rapports du GIEC.

(c) Bryapro

La Fresque permet de visualiser les liens de cause à effet entre les activités humaines et le dérèglement climatique grâce à des cartes explicatives. En reliant ces éléments, les participantes et participants ont pu approfondir leur compréhension des mécanismes en jeu et prendre conscience des impacts de nos modes de production et de consommation.

Dans un second temps, l’attention s’est portée sur le fonctionnement de notre économie et les principes de l’économie circulaire. Plusieurs concepts clés ont été explorés :

  • La « Value Hill » (pyramide de la valeur) qui décrit les trois stades du cycle de vie d’un produit : production, utilisation et fin de vie.
  • Les solutions pour maintenir la valeur des objets et limiter l’impact environnemental, telles que le réemploi, le reconditionnement, le compostage, et le recyclage en boucle fermée.
  • L’économie de la fonctionnalité, qui valorise l’usage plutôt que la possession (ex : location, mutualisation des biens).
  • L’économie industrielle et territoriale, qui vise à optimiser les ressources localement (ex : récupération des invendus alimentaires pour la transformation).

Au fil des échanges, plusieurs éléments ont particulièrement surpris les participantes et participants : « Je ne me doutais pas du nombre de matériaux nécessaires pour composer un GSM. », « Je suis surpris par la part du secteur de la construction dans la pollution. ». 

Si certaines et certains ont ressenti un sentiment d’impuissance face à l’ampleur du problème, d’autres ont insisté sur la nécessité de passer à l’action : « Ces constats sont déprimants mais il ne faut pas s’arrêter là et agir pour les générations futures. », « Cela me donne envie de réfléchir à ce que je peux faire concrètement en tant que citoyenne. », « Si on est dans l’idée de se retrousser les manches, on est moins déprimé ! »

Quelques chiffres clés

  • 1 tonne de smartphones contient environ 300 grammes d’or.
  • 80 milliards de tonnes de matières premières sont extraites chaque année dans le monde.
  • « Je suis étonnée par la fiche sur le micro-ondes : 2 tonnes de matières premières pour en fabriquer un ! »