Himani

(c) Bryapro

Le parcours d’Himani traverse les continents. Née et élevée à New Delhi, elle a acquis de solides connaissances en informatique. Sa carrière en tant que responsable de la transformation numérique l’a conduite depuis près de 20 ans à travailler au sein de grandes entreprises américaines, françaises, britanniques et belges. Mais au-delà du monde de l’entreprise, Himani cherche à aligner son travail avec des valeurs plus profondes.

Aujourd’hui installée à Uccle avec son mari flamand et leur fille, étudiante à l’université KU Leuven, elle considère Bruxelles comme son foyer. Passionnée par l’apprentissage, elle consacre son temps libre à l’exploration de nouvelles compétences—que ce soit la fabrication de savon, la cuisine ou le suivi des avancées technologiques et politiques. Et plus que tout, elle accorde une grande importance à la nature, aux voyages et aux relations humaines porteuses de sens.

Sa participation à l’Assemblée citoyenne pour le climat de Bruxelles a été une opportunité inattendue. « J’ai eu beaucoup de chance d’être sélectionnée. Je voulais apprendre, comprendre comment la durabilité pouvait s’intégrer à la transformation des entreprises, et rencontrer des personnes partageant les mêmes préoccupations. » Cette expérience a profondément changé sa perspective, notamment sur l’économie circulaire. « Avant de venir ici, je ne comprenais pas vraiment ce que cela signifiait. Maintenant, je vois comment chaque étape de la production, chaque choix de matière première, peut être rendu plus durable. Il faut réparer, réutiliser et partager—que ce soit l’électronique, les vêtements ou les objets du quotidien. »


Himani a été particulièrement marquée par l’importance de la sensibilisation. « Il existe tellement d’initiatives formidables, comme les Repair Cafés, mais combien de personnes les connaissent ? Il ne s’agit pas seulement d’actions individuelles, mais aussi de changements systémiques, y compris au niveau des politiques publiques. Pourquoi les produits écologiques sont-ils encore plus chers ? Si les choix durables étaient plus abordables, tout le monde les adopterait. »

C’est sa première expérience dans une assemblée citoyenne, mais elle n’est pas étrangère à l’engagement social. En tant que mentor active, elle accompagne de jeunes professionnelles et professionnels—particulièrement des immigrant-e-s—pour les aider à s’orienter dans les carrières technologiques. « Il y a un énorme déficit de compétences en Europe, et j’adore aider les gens à trouver leur place. »

Ce qui l’a le plus surprise dans l’Assemblée ? La diversité des points de vue. « Des personnes venant de tout Bruxelles, parlant différentes langues, issues d’horizons variés, réunies pour discuter de solutions. C’est rafraîchissant de voir un tel niveau d’ouverture. » Si elle trouve le processus bien structuré et enrichissant, elle espère une amélioration : la rapidité. « Nous avançons dans la bonne direction, mais comment faire en sorte que cette information touche davantage de monde, plus vite ? »

Grâce à l’Assemblée citoyenne, elle a découvert des moyens concrets d’intégrer des décisions respectueuses du climat dans son quotidien, qu’il s’agisse de soutenir les circuits courts alimentaires ou d’explorer des solutions de mobilité plus durables. « C’est un changement de mentalité. Nous ne faisons pas que discuter des problèmes—nous trouvons des solutions. Et cela me donne de l’espoir. »